Fiche Technique
Titre : Le jour d’avant
Auteur(e) : Romain Dutter, Simon Géliot et Sorj Chalandon
Editions : Editions Steinkis
Date de sortie : 16/04/2024
Mots-clés : roman graphique, vengeance, littérature française
Résumé :
« Venge-nous de la mine, avait écrit mon père. Ses derniers mots. Et je le lui ai promis. À sa mort, mes poings menaçant le ciel. Je n’ai jamais cessé de le lui promettre.
J’allais venger mon frère, mort en ouvrier. Venger mon père, mort en paysan. Venger ma mère, morte esseulée.
J’allais tous nous venger de la mine. Nous laver des Houillères, des crapules qui n’avaient jamais payé leurs crimes. »
Une histoire de fiction utilisée pour raconter une catastrophe bien réelle, j’aimais bien l’idée. Alors quand j’ai reçu ce roman graphique dans ma dernière sélection de la Kube, j’étais ravie.
On nous raconte donc l’histoire d’un jeune garçon qui voit son frère disparaitre suite à un coup de grisou durant la catastrophe de Liévin, fameuse catastophe malheureusement bien réelle qui aura fait 42 morts. Mais ce frère n’ayant pas décédé tout de suite mais des suites de ses blessures à l’hôpital, il est un grand oublié du mémorial et n’es pas compté dans ces 42 victimes. Michel fait donc de sa vie un combat pour que son frère soit reconnu comme une victime.
J’ai bien aimé les dessins qui représentent bien la noirceur de l’histoire et de l’ambiance très dure dans le Nord de la France à cette époque. Je n’ai par contre adhéré à l’histoire quelque peu longuette à mon coup même si le retournement de situation était inattendue.
Un point que j’ai trouvé très intéressant qui aurait mérité peut-être d’être développé un peu plus, (c’est sûrement le cas dans le roman d’ailleurs.) c’est le fait que la population était consciente des dangers du travail mais était face à un dilemme : stopper le danger ou continuer de vivre grâce à un des seuls travail de la région.
Citations que j’ai bien aimés
"Mais c'était aussi mon hommage aux disparus, à la classe ouvière, aux pauvres bougres restés par le fond tandis que la surface fêtait la nouvelle année."
"C'est un salut fraternel aux victimes du 27 décembre 1974 et à la littérature."

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