Les effacées : une Espagne divisée

les effacées couverture

Fiche Technique

Titre : Les effacées => page Livraddict

Auteur(e) : Bernard Minier

Editions : XO Editions

Date de sortie : 04/04/2024

Mots-clés : thriller, Espagne, tensions sociales

Résumé :

En Galice, un tueur kidnappe des femmes qui se lèvent tôt pour aller travailler. Des invisibles. Des effacées.

À Madrid, un autre assassin s’en prend à des milliardaires et laisse sur les murs de leurs résidences ce message : « TUONS LES RICHES ».

Deux tueurs. Deux mondes. Et le spectre d’un embrasement général, d’une confrontation de classes inédite et explosive.

Les enjeux, qui se dévoilent peu à peu à Lucia Guerrero, enquêtrice de la Guardia civil, sont vertigineux.

Quand, à son tour, elle reçoit les messages d’un expéditeur anonyme, la question se pose : serait-elle devenue un simple jouet entre les mains des deux tueurs ?

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Quand bien même on ne retrouve pas énormément d’articles sur le site de Bernard Minier, il est un de mes auteurs favoris. J’avais beaucoup aimé Lucia mais c’est son ambiance très morose qui m’avais marquée. On peut dire que Les effacées reste dans la même lignée.

Lucia

L’attrait principal de cette série de romans est sans nul doute le personnage principal : Lucia. Cette héroïne marquée par son passé est à la fois une représentation de la rigueur et la détermination mais aussi de la sensibilité. Elle n’échappe pas à certains stéréotypes du type foncer sans avertir personne pour se jeter dans la gueule du loup mais le fait qu’elle soit à fleur de peau la rend attachante.

Elle est certainement le fil qui guide ce roman mais vient former un duo avec l’inspecteur Arias ce qui apporte une touche de fraicheur dans le roman.

La lutte des classes sociales

D’un côté un meurtrier signe ses crimes par un message de mort aux riches. De l’autre, on a une série de tueries sur des femmes de la classe populaire. Deux séries de crime très différents mais qui représentent très bien l’opposition entre ces deux mondes qui donne un message politique à ce roman. Cette ambiance avec les tensions au sein de la société espagnole renforce le réalisme et l’ambiance anxiogène du récit.

Le traitement de l’art

Enfin, dernier axe qui mérite d’être traité, l’utilisation de l’art et notamment de l’actionnisme viennois pour faire passer des messages à travers des mises en scènes choquantes. L’auteur ne s’est pas contenté de nous balancer le nom d’un mouvement artistique en passant pour étoffer ses dialogues mais l’a totalement intégré au récit. Notamment, en poussant la réflexion sur plusieurs œuvres d’art de ce mouvement nous poussant à nous questionner sur la limite entre beauté de l’art et cruauté inutile.

Pour conclure, les effacées est encore une fois une bonne œuvre de M. Minier. Ce thriller est percutant tout en étant accrocheur, un très bon combo.

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